Ce que le classement d’Arcachon change
Arcachon figure parmi les 3 689 communes classées « zone tendue » par le Décret n° 2025-1267 du 22 décembre 2025. Ce classement ne crée aucune obligation par lui-même : il ouvre à la commune des outils de régulation qu'elle est libre d'activer, ou non, par délibération.
- Elle peut soumettre le changement d'usage d'un logement en meublé de tourisme à autorisation préalable, avec ou sans compensation.
- Elle peut abaisser de 120 à 90 jours le plafond de location d'une résidence principale.
- Elle peut majorer de 5 à 60 % la taxe d'habitation sur les résidences secondaires.
Résidence principale : 90 jours par an
Arcachon a abaissé le plafond de 120 à 90 jours par délibération, comme la loi Le Meur le permet aux communes en zone tendue. Louer sa résidence principale au-delà de 90 jours par an y est donc irrégulier.
Délibération D25.11_85 du conseil municipal du 5 novembre 2025, « Locations saisonnières : abaissement de la durée maximum de location saisonnière des résidences principales et modification du règlement des autorisations de changement d'usage des meublés de tourisme » — approuve « l'abaissement de 120 à 90 jours la durée maximum de la mise en location saisonnière des résidences principales à Arcachon », adoptée à l'unanimité — applicable depuis le 12 novembre 2025.
Vérifié sur le site de la commune le 9 août 2026. Une commune peut délibérer à nouveau à tout moment.
Changement d'usage : faut-il une autorisation ?
Une autorisation de changement d'usage est exigée à Arcachon — établi le 9 août 2026. Une autorisation temporaire de changement d'usage est exigée à Arcachon pour louer en meublé de tourisme une résidence secondaire, y compris lorsque le propriétaire est une société — SCI, SARL, SAS. Le régime a été institué le 1er mai 2024 pour trois ans par la délibération D23.12_111 du 13 décembre 2023, et son règlement a été modifié par la délibération D25.11_85 du 5 novembre 2025, mise à jour au 1er janvier 2026. Ce règlement fixe les conditions de délivrance ; il est annexé à la délibération et n'est pas publié. Les conditions ne sont donc pas rapportées ici : l'obligation est établie, ses modalités ne le sont pas. Les conditions de délivrance — durée, quotas éventuels, compensation — n'ont pas pu être établies sur un acte : nous ne les publions pas. Adressez-vous à la mairie avant de louer.
Taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS)
Arcachon applique une majoration de la THRS de 60 % sur la part communale (exercice 2025, données DGFiP). À intégrer au calcul de rentabilité d'une résidence secondaire louée en courte durée.
Un dégrèvement total reste possible, sans être acquis. La THRS est due par celui qui a « la disposition ou la jouissance » du logement meublé (article 1408 du CGI). Confier les clés à une agence de location ne l'en prive pas — la doctrine fiscale le dit expressément ↗ — et un changement de destination en commercial n'y change rien non plus : l'imposition résulte de l'affectation du local meublé à l'habitation ↗, appréciée en fait. Déléguer la gestion ne suffit donc pas : sortir du champ suppose de ne plus pouvoir disposer du logement, et cela se joue dans la rédaction du contrat. Aucune garantie ne peut être donnée sur ce point : l'appréciation appartient au centre des impôts dont dépend le bien. Le contrat de prestations de services de conciergerie sans carte G rédigé par Maître Bougeard ↗
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB)
Le taux global de taxe foncière sur le bâti publié par la DGFiP pour Arcachon est de 46,92 % à l'exercice 2025, dont 42,4 % votés par la commune (données DGFiP).
Ce taux est plus élevé que celui de 80 % des 3 689 communes en zone tendue — Arcachon est au-dessus de la majorité des communes. La médiane des 247 communes de 10 000 à 19 999 habitants du référentiel est de 43,44 % : l'écart pèsera chaque année sur la rentabilité.
Le taux global agrège la commune, l'intercommunalité, les syndicats et les taxes spéciales, hors taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Il ne suffit pas à prévoir le montant en euros : celui-ci dépend aussi de la base cadastrale du bien et de ses éventuelles exonérations. En période de convergence fiscale liée à une commune nouvelle ou à une restructuration intercommunale, le taux publié peut temporairement différer de celui figurant sur l'avis d'imposition.